Premier chapitre : Garçon, l'addition!

Premier chapitre : Garçon, l'addition!
PARTIE 1

_Léa, téléphone!!!!
Je sursaute sur ma chaise. Un grand fracas se fait entendre dans la petite pièce vide où je suis et je vois, totalement dépitée que j'ai fait tombé ma tasse de café au sol. En soupirant, je prends au hasard une des feuilles vierges éparpillées sur mon bureau et je m'accroupis afin d'éponger le café avec celles-ci. On ouvre la porte.


"_Léa, bon sang! Qu'est ce qui t'es arrivé?
_Oh toi, arêtte et viens plutôt m'aider."

uilles de papier n'ont pas réussi à éponger. Vincent, qui était avec moi, se lève déçu. Je sais bien ce qu'il aurait voulu!! Mais avec "un terrain miné de café", ce n'est pas très agréable.
Alors je me dirige vers la cuisine à la recherche de la serpilleire. Les feuilles n'auront servies à rien!! Enfin si, à faire semblant, comme je fais si souvent.
Au moment où j'ai reçu le coup de téléphone, j'étais en train de rêver devant ces feuilles en mordillant nerveusement mon crayon. C'est ridicule. Je me sentais nulle devant mon bureau, depuis bientôt une heure, à attendre de pouvoir écrire quelque chose. Mais rien ne sortait...depuis maintenant deux ans. Deux ans de néant total après la parution d'un best-steller retraçant l'histoire de la France depuis le changement de Constitution par le président Sarkozy de façon fictive.
Ce livre avait eu le mérite de propulser la jeune écrivaine que j'étais au rang de phénomène mondial. Pourtant aujourd'hui, dans mon petit loft parisien, plus rien ne se passait. Les mots ne sortaient plus. L'inspiration s'en était allée et je la haissais d'avoir pris des vacances trop tôt.
J'arrive enfin dans mon petit bureau prête à nettoyer. Soudain, le téléphone sonne. Je réponds agacée.
Mais en entendant la voix de mon interlocuteur, je reste bouche bée.

PARTIE 2

Mes mains tremblent et sont prêtes à laisser tomber le combinet. Mon visage a du blemir car celui de Vincent fait une grimace. Je me ressaisis.

_"Mademoiselle Chauvet vous êtes là? Allo? C'est Bill Kaulitz"

La personne au bout du fil vient de me répéter son prénom et j'ai alors l'impression d'être lourdement frappée à la tête. Ai-je rêver? Ou est-ce vraiment le célèbre chanteur des Tokio Hotel qui me parle? Je l'imagine, quelque part dans Paris où il a élu domicile depuis bientôt 30 ans, depuis la mort de son frère jumeau Tom. Je revois devant mes yeux le moment de la séparation du groupe pour une raison inconnue, la mort du guitariste et la célèbre conférence de presse où le chanteur annonce qu'il sort définitivement de la vie médiatique.
Je réponds légèrement hésitante:

_"Oui, oui...C'est moi M.Kaulitz, mais...

_Aaaaaaaaaah, je suis soulagé, j'ai bien cru ne jamais vous avoir. Si vous saviez toutes les recherches que j'ai du faire pour vous parler! Enfin, reprend-t-il, maintenant je vous ai et je vais vous dire l'objet de mon appel. Voilà, pourriez-vous venir me voir au Café de la Paix, dans le XVII eme arrondissement ce soir à 20 heures, c'est très important pour moi et j'imagine que vous n'allez pas refuser mon invitation.

_A vrai dire, je ne sais même pas où c'est et..."

J'entends un bip répétitif. Il a raccroché.
Je n'essaye même pas de répondre aux questions de mon concubin que je lui demande où se situe le Café de la Paix. Il me le dit vaguement mais reste frustré de ne pas avoir de réponses à ses questions. Je regarde furtivement l'heure: 19heures. Je mets une veste chaude car il fait froid dehors en ce mois de Janvier. Je saisis les clés de ma voiture sur le buffet et je sors en catastrophe de chez moi.
Je tente de me souvenir des explications peu précises qu'on m'a donné mais je suis vite contrainte de demander mon chemin aux Parisiens que je rencontre. Ils sont pressés, méchants et ne s'interessent pas à moi. J'arrive finalement au lieu de rendez-vous.
Devant moi se dresse une batisse au style baroque, très rare à notre époque. Sur un noir profond s'inscrit en lettres d'or les mots"Le Café de la Paix" joliment calligraphiés. Devant le bâtiment, il y a une terasse de marbre blanc avec des tables de même couleur et des chaises d'osier. L'endroit est très beau et j'aurais voulu découvrir l'intèrieur quand j'entends une voix derrière moi:

_Mademoiselle Chauvet, je vous attendais..."



PARTIE 3


Les mots ont été dit d'une voix mielleuse et inquiétante. Je me retourne vers la table qui se situe le plus à l'écart sur la terasse. Sur une des chaises d'osier, un homme est assis et me sourit malicieusement. Il est habillé d'un long blaser noir et se lève pour me tendre la main. Je remarque alors sa longue silhouette qui se dresse devant moi, l'effet filiforme accentué par la couleur de l'habit. L'homme a des cheveux gris qui s'éparpillent sur sa chevelure blonde. Mais, plus sur l'apparence de Bill Kaulitz, qui a vraiment changé depuis son apogée, je m'interroge sur ce sourire qu'il me donne, un sourire crispé.

"_Mademoiselle Chauvet! Votre présence ici me ravit!"

Poliment, il attend d'abord que je sois installée sur la chaise qu'il me tend avant de s'asseoir lui-même. Au côté de son siège se tient une canne noire, aussi fine que lui.
L'effet qu'il me fait est pertubant. J'ose à peine le regarder et je m'occupe en dessinant des cercles humides du bout des doigts sur la table mouillée. Un long silence s'installe, cassé par la question de M. Kaulitz.

"_Et bien, vous ne voulez pas connaître les raisons de mon invitation? Me dit-il amusé. Je suis un peu déçu. En tant que journaliste, c'est votre devoir de me poser des questions.
_C'est étonnant d'entendre ça de la part d'une personne qui annonce en pleine conférence de presse devant des centaines de journalistes étrangers qu'ils refusent de parler..."

J'avais rétorqué ça parce que je me souvenais que ma mère, à ce moment là journaliste, avait voulu parler au chanteur mais que celui-ci l'avait repoussé.
Il fronce les sourcils avant de re-sourire.

"_Enfin! J'ai bien l'impression que les choses sèrieuses commencent!Se réjouit-il. Un café?"

Et sans même attendre ma réponse, il donne au serveur la commande. Je le regarde s'en aller, étonné que l'homme ne l'ai pas reconnu. Mais je me rapelle alors que Bill Kaulitz avait renoncé aux autographes depuis longtemps...

_Maintenant? Je demande. Que se passe-t-il?
_C'est très simple, mademoiselle Chauvet! J'ai lu votre livre sur la politique française et ça m'a fasciné! J'ai d'ailleurs en partie appris votre langue grâce à vous! Combien de temps ai-je donc mis pour comprendre que "Paris" se prononçait sans le "s"? Des années, vous dis-je, des années! C'est ça que j'aime dans votre merveilleux pays, cette esprit futile, de se dire qu'il est bon de ne pas prononcer une lettre dans un mot, mais de l'écrire quand même...
_Je sais que vous vous êtes installé à Paris depuis la mort de votre frère...
_Et que j'adore votre nation!!
_Mais ma venue ici?...
_C'est simple. J'ai une tumeur au cerveau. Je vais mourir et je voudrais que vous écrivez le roman de ma vie!"

Je me lève en sursaut, m'apercevant alors qu'une sensation chaude se ballade sur ma chemise. Le serveur me regarde alors paniqué. Il s'excuse en me tendant un mouchoir blanc. Je comprends alors que je viens de recevoir du café sur mes vêtements de sa part. Bill Kaulitz, lui, rit aux éclats. Completement décontenancée, je me rasseois en éloignant poliment le serveur de notre table.

"_Monsieur Kaulitz, dis je le coeur battant, je...je ne comprends pas très bien...
_Je sais que c'est étonnant, surtout en an 2068, merveilleuse époque où de nombreuses maladies ont été neutralisé. Mais...je fais parti de ceux qui n'ont pas de chance, les "poisseux", c'est ça? Me dit-il en m'adressant son habituel sourire. Le cancer est en stade de fin, la tumeur est importante et il est maintenant impossible de songer à la vie, à moins qu'il m'arrive un miracle. Condisérez ce livre autobiographique comme la dernière volonté d'un condamné..."

Et le serveur revient en me donnant un nouveau café pour s'excuser.

"_Vous faîtes une drôle de tête, me dit alors l'ex chanteur des Tokio Hotel. Vous venez de voir un fantôme?"

# Posté le dimanche 22 juin 2008 11:21

Modifié le samedi 28 juin 2008 15:05

Bah merde

[font=Geneva]Les gens,sachez que vos pubs me font le même effet que de porter un soutien-gorge trop grand durant le cours de sport.Donc j'arêtte d'écrire ma fiction. Mais si il y en a qui sont quand même interessées:
*

Bah merde
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# Posté le lundi 23 juin 2008 08:18

Modifié le lundi 07 juillet 2008 15:58